Après une période de nuits courtes, nous pouvons avoir l’impression de réfléchir plus lentement. Dans une étude observationnelle menée auprès de 10 886 adultes, les meilleurs scores de raisonnement et de langage étaient associés à une durée habituelle de sommeil déclarée d’environ 7 à 8 heures par nuit. Les personnes déclarant dormir moins ou davantage avaient, en moyenne, des scores cognitifs plus faibles dans ces domaines, sans lien significatif observé avec la mémoire à court terme. Pour le score global, l’écart associé à 4 heures de sommeil correspondait, dans le modèle statistique, à celui associé à environ 8 années d’âge supplémentaires : cela ne signifie pas que ces personnes avaient réellement vieilli de 8 ans.
Ces résultats de Wild et al. (Sleep, 2018) soulignent une association entre sommeil et certaines performances cognitives. Le sommeil était autodéclaré et l’étude ne permet pas d’établir une relation de cause à effet.

